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Location de site internet : ce qu’il faut savoir avant de signer.
Des mensualités sur plusieurs années, une société de financement que vous n’avez jamais rencontrée, un site qui ne sera jamais à vous. Voici comment fonctionne un contrat de location de site, ce qu’il faut lire avant de le signer, et les recours qui existent.
Dans une location de site internet, vous payez des mensualités pendant plusieurs années, souvent à une société de financement, et le site ne vous appartient pas. Les mensualités restent dues même si le site ne vous convient plus, ce qui rend ces contrats difficiles à quitter. Avant de signer, lisez la durée, le nom du bénéficiaire des paiements et les conditions de sortie. Ensia ne fait pas de location : la création se paie une fois, l’abonnement d’entretien n’a pas de durée minimale et vous gardez les fichiers de votre site.
Comment fonctionne la location d’un site internet
Le scénario est souvent le même. Un commercial passe à la boutique ou à l’atelier, parfois après un appel. Il montre des exemples, parle de visibilité sur Google, et propose un site « sans rien payer au départ », pour une mensualité qui paraît raisonnable. Le contrat se signe sur place, souvent sur une tablette.
Derrière, il y a en général trois acteurs.
- Le prestataire, qui fait le site et vous l’a vendu.
- La société de financement, à qui le prestataire cède le contrat. C’est elle qui prélève vos mensualités, et c’est envers elle que vous êtes engagé.
- Vous, le locataire. Vous payez pour utiliser un site qui reste la propriété d’un autre.
Ce montage s’appelle une location financière. Il est courant pour les photocopieurs, les terminaux de paiement ou les systèmes d’alarme, et il s’est étendu aux sites internet.
- Durée
- Plusieurs années, par exemple 48 mois
- Qui encaisse
- Souvent une société de financement
- Propriétaire du site
- Pas vous
- Si le site déçoit
- Les mensualités continuent
Pourquoi tant de contrats de location posent problème
Le principe n’a rien d’illégal. Ce qui coince, c’est ce que beaucoup de gérants découvrent après coup.
- Les mensualités ne dépendent pas de la qualité du site. Le site met des mois à sortir, il ne ressemble pas à ce qui était promis, il n’apparaît nulle part sur Google : la société de financement prélève quand même, puisqu’elle n’a fait que financer.
- Le total est rarement fait. Une mensualité multipliée par le nombre de mois donne une somme qu’il vaut la peine de poser sur une feuille avant de signer.
- Le site n’est pas à vous. À la fin du contrat, ou si vous partez, il disparaît ou reste chez le prestataire. Parfois le nom de domaine aussi.
- Résilier coûte cher. Beaucoup de contrats prévoient qu’en cas d’arrêt anticipé, toutes les mensualités restantes deviennent dues, avec parfois une pénalité en plus.
Ce qu’il faut lire dans un contrat de location de site internet
Prenez le contrat chez vous, même si on vous presse. Une offre sérieuse tient encore le lendemain. Cherchez ces points, crayon en main.
- La durée exacte de l’engagement, en mois.
- Le nom de la société qui prélèvera les mensualités. Si ce n’est pas celle qui fait le site, vous êtes dans une location financière.
- Le total payé sur toute la durée.
- Ce qui se passe si vous voulez arrêter avant la fin : mensualités restantes, indemnité, préavis.
- Ce qui se passe à la fin du contrat : reconduction automatique, rachat possible, restitution.
- À qui appartient le nom de domaine, et à quel nom il est enregistré.
- Si vous pouvez récupérer les textes, les photos et les fichiers du site.
- Le procès-verbal de livraison : ne le signez pas tant que le site n’est pas en ligne et conforme. Dans ces montages, c’est souvent cette signature qui déclenche les prélèvements.
Avant de vous engager, voyez à quoi ressemblerait votre site, gratuitement et sans contrat.
Ma maquette offerteLe droit de rétractation de 14 jours pour un professionnel
En principe, un professionnel qui signe un contrat ne peut pas changer d’avis comme un particulier. Le Code de la consommation prévoit une exception, à l’article L221-3, pour les contrats signés hors établissement, typiquement quand un commercial vient vous voir dans votre boutique.
Trois conditions doivent être réunies en même temps :
- le contrat a été conclu hors établissement, entre deux professionnels ;
- son objet n’entre pas dans le champ de votre activité principale (un site internet n’est pas le métier d’un boulanger ou d’un plombier, mais la question s’apprécie au cas par cas) ;
- votre entreprise emploie cinq salariés au plus.
Dans ce cas, certaines protections des consommateurs s’appliquent à vous, dont le délai de rétractation de 14 jours (article L221-18). Si le prestataire ne vous a pas informé de ce droit, le délai est prolongé (article L221-20). La règle vise les contrats signés hors établissement : un contrat conclu uniquement à distance n’entre pas dans ce cadre.
Si vous êtes dans les délais, envoyez votre rétractation par lettre recommandée avec accusé de réception, au prestataire et à la société de financement si elle est déjà connue.
Résilier un contrat de location de site internet : les pistes
Une fois le délai de rétractation passé, sortir d’un contrat de location est plus difficile. Quelques pistes existent, à vérifier selon votre contrat.
- Négocier. Certains prestataires acceptent un rachat ou une sortie amiable, surtout si vous avez gardé une trace écrite des promesses non tenues.
- Les contrats liés. En 2013, la Cour de cassation (chambre mixte, 17 mai 2013, n° 11-22.768) a jugé que les contrats d’une même opération incluant une location financière sont interdépendants, et que les clauses contraires à cette interdépendance sont réputées non écrites. Concrètement, si le contrat de prestation tombe (par exemple parce que le site n’a jamais été livré correctement), la location peut tomber avec lui.
- Les vices du contrat. Informations obligatoires manquantes, pratiques commerciales trompeuses : un juriste peut vous dire si votre dossier tient.
Chaque contrat est différent et ces règles s’appliquent selon les faits. Avant d’arrêter de payer, renseignez-vous auprès d’un juriste ou d’un avocat, ou auprès de votre chambre de commerce ou de votre chambre de métiers.
Location ou achat d’un site internet : la comparaison
Acheter son site veut dire payer la création, puis un entretien si vous le souhaitez. Le tableau compare les deux formules telles qu’on les rencontre le plus souvent.
| Location habituelle | Site acheté | |
|---|---|---|
| Au départ | Peu ou rien à payer | La création, payée une fois |
| Chaque mois | Mensualités sur toute la durée du contrat | Un abonnement d’entretien, selon le prestataire |
| Engagement | Plusieurs années | Variable, aucun chez nous |
| Propriété du site | Le loueur | Vous |
| Nom de domaine | Souvent au nom du prestataire | À vérifier, à votre nom chez nous |
| Si le site déçoit | Les mensualités restent dues | Vous pouvez changer de prestataire |
| Si vous partez | Le site reste chez le loueur | Vous gardez vos fichiers |
La location garde un avantage réel : elle évite de sortir une somme au départ. Si c’est votre contrainte principale, demandez plutôt un paiement échelonné de la création, sans société de financement entre vous et celui qui fait le site.
Ce que vous achetez chez Ensia
On ne propose pas de location. Avant tout, on vous dessine une maquette offerte, sans engagement et sans carte bancaire. Si elle vous plaît, vous recevez un devis écrit, et vous décidez.
- La création
- Payée une fois, le site est à vous
- L’adresse
- votre-nom.fr, enregistrée à votre nom
- L’abonnement
- Hébergement, nom de domaine, mises à jour, petites modifications
- Pour arrêter
- Aucune durée minimale, on vous remet vos fichiers
Pour savoir ce qui fait varier le devis, lisez notre page sur le prix d’un site internet. Si vous êtes déjà en location et que votre contrat touche à sa fin, on peut préparer la suite : notre page refonte de site internet explique comment on reprend un site existant.
À lire aussi
Les questions sur la location.
Et pour le reste, les questions générales.
Peut-on résilier un contrat de location de site internet ?
C’est possible dans certains cas, mais rarement sans frais : beaucoup de contrats rendent dues toutes les mensualités restantes. Selon votre situation, le droit de rétractation, une sortie négociée ou l’interdépendance des contrats peuvent jouer. Faites relire votre contrat par un juriste avant d’arrêter de payer.
Un professionnel a-t-il droit à 14 jours de rétractation ?
Oui, sous conditions. Le contrat doit avoir été signé hors établissement, son objet ne doit pas entrer dans votre activité principale, et votre entreprise doit employer cinq salariés au plus (article L221-3 du Code de la consommation).
Pourquoi je paie une société que je ne connais pas ?
Parce que le prestataire a cédé votre contrat à une société de financement. C’est elle qui encaisse les mensualités, et c’est envers elle que vous êtes engagé. Son nom figure normalement sur le contrat ou sur l’autorisation de prélèvement.
À la fin de la location, le site est-il à moi ?
En général non. Selon le contrat, il est restitué, reconduit ou proposé au rachat. Lisez la clause de fin de contrat et vérifiez à quel nom est enregistré votre nom de domaine.
Ensia propose-t-il des sites en location ?
Non. La création se paie une fois et le site vous appartient. L’abonnement mensuel couvre l’hébergement, le nom de domaine, les mises à jour et les petites modifications, sans durée minimale. Si vous arrêtez, on vous remet les fichiers de votre site.
Mon site en location peut-il être refait ailleurs ?
Oui, un nouveau site peut être construit à côté. Le point délicat est le nom de domaine : s’il est au nom du loueur, il faudra négocier son transfert ou choisir une nouvelle adresse. Vérifiez aussi que votre contrat de location ne vous oblige pas à payer jusqu’au bout.
Pas de contrat de location : le site et son adresse sont à vous. Ensia est une société immatriculée, SIREN 999 529 159. Un doute ? Appelez le 07 56 93 64 33, on vous répond directement.
Un site à vous, sans contrat de location.
Donnez-nous le nom de votre entreprise. On vous dessine une maquette, sans contrat à signer. Vous décidez après l’avoir vue.