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Avocats et cabinets d’avocats

Faire créer le site de son cabinet d’avocat sans sortir du RIN

Avant d’appeler un avocat, la personne qui vient de recevoir une assignation lit son site, souvent le soir, sur son téléphone. On dessine le vôtre pour qu’elle comprenne ce que vous traitez, comment vous fixez vos honoraires et comment vous joindre, en suivant l’article 10 du RIN.

La maquette est offerte. Le site et son nom de domaine sont enregistrés au nom du cabinet.

Esquisse en directÉchelle 1:1
Format
Client RonceDessinée par EnsiaDate

Quelques exemples · on dessine pour tous les métiers

Ce n’est qu’une esquisse, pour l’exemple. Votre maquette sera dessinée pour votre activité : sa mise en page, vos couleurs, vos photos. Recevoir la vraie maquette

En bref

Un site internet d’avocat présente le ou les avocats du cabinet, leur barreau, leurs domaines d’activité dominants (trois au plus selon l’article 10 du Règlement intérieur national), la façon dont les honoraires sont fixés et le moyen de demander un premier rendez-vous. Le nom de domaine doit reprendre le nom de l’avocat ou du cabinet, et l’ouverture du site se signale au conseil de l’ordre. Ensia dessine ces sites sur mesure pour les cabinets, à partir d’une maquette offerte.

Ce que lit un client avant d’appeler un avocat

Un salarié qui vient d’être convoqué à un entretien préalable, une gérante qui reçoit un commandement de payer, un couple qui se sépare : tous tapent à peu près la même chose dans Google, un domaine du droit suivi d’une ville. Sur votre site, ils cherchent quatre réponses, dans cet ordre.

Mon affaire
Est-ce que ce cabinet traite vraiment mon type de dossier
Le coût
Comment les honoraires sont calculés, avant même le premier rendez-vous
Le délai
Est-ce que je peux être reçu avant mon audience ou ma date limite
Le cabinet
L’adresse, le barreau, l’accès, la possibilité d’un rendez-vous en visio

Le reste, votre parcours, vos publications, l’histoire du cabinet, compte aussi, mais plus bas dans la page. On garde une mise en page calme, de vraies photos du cabinet et de l’équipe, et des textes écrits pour quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds dans un tribunal.

Site avocat : ce que dit l’article 10 du RIN

La communication des avocats est encadrée par l’article 10 du Règlement intérieur national, adopté par le Conseil national des barreaux. Depuis la réforme de 2020, les mêmes règles s’appliquent quel que soit le support, site internet compris. Voici comment elles se traduisent concrètement sur les pages.

Sur le siteCe que prévoit le RIN
IdentitéVotre qualité d’avocat, le barreau d’inscription, la structure d’exercice et, le cas échéant, le réseau dont vous êtes membre (article 10.2)
Domaines d’activitéTrois domaines dominants au plus, qui doivent correspondre à une pratique effective et habituelle
SpécialisationLes mots « spécialiste » ou « spécialisé » sont réservés aux titulaires du certificat de spécialisation
Ton des textesPas de publicité mensongère ou trompeuse, pas de mention comparative ou dénigrante
Nom de domaineLe nom de l’avocat ou du cabinet, éventuellement avec le mot « avocat ». Un nom générique comme « avocat-licenciement » est interdit (article 10.5)
Publicités et liensAucune bannière publicitaire hors profession, et des liens à surveiller régulièrement
L’ordreLe conseil de l’ordre est informé sans délai de l’ouverture du site et des noms de domaine utilisés

Quand vous changez vos domaines d’activité affichés, le RIN demande aussi de transmettre la nouvelle communication à l’ordre. On vous prépare un récapitulatif à envoyer, avec l’adresse du site et la liste des pages. Votre barreau peut avoir ses propres usages, alors on relit tout avec vous avant la mise en ligne. Les règles des autres professions réglementées sont résumées sur notre page site internet pour profession libérale.

Parler de vos honoraires sans afficher une grille

La loi du 31 décembre 1971 impose une convention d’honoraires écrite avec chaque client, sauf urgence, force majeure ou aide juridictionnelle totale. La convention se signe avec le client, le site sert à préparer le terrain. Beaucoup de visiteurs n’osent pas appeler parce qu’ils imaginent une facture impossible à prévoir.

Une page « Honoraires » bien faite explique les modes de calcul que vous pratiquez : forfait pour une procédure donnée, temps passé avec un taux horaire, honoraire complémentaire de résultat quand il est prévu dans la convention. Elle dit si la première consultation est payante, si vous acceptez l’aide juridictionnelle et si vous travaillez avec les assurances de protection juridique. Afficher un montant reste votre choix.

Secret professionnel : des contenus utiles, pas de liste de clients

Le logo d’une entreprise cliente ou le récit d’une affaire gagnée peut sembler une bonne idée de page d’accueil. Le secret professionnel et l’interdiction de la publicité trompeuse rendent l’exercice risqué. On ne met aucun nom de client, aucune affaire identifiable, aucun « taux de réussite ».

Ce qui marche mieux, pour les lecteurs comme pour Google, ce sont des articles qui répondent à une question précise : que faire après le refus d’une rupture conventionnelle, comment se passe une audience de conciliation devant les prud’hommes, ce que change un bail commercial renouvelé. Ce sont des contenus d’information, compatibles avec vos règles, et chaque article peut amener des personnes qui cherchent exactement ce sujet. Si vous écrivez déjà des notes pour une revue ou pour LinkedIn, on les reprend.

Voyez la maquette du site de votre cabinet et montrez-la à vos associés.

Ma maquette offerte

Prise de rendez-vous et consultation en ligne

Pour un cabinet d’avocat, le premier contact passe le plus souvent par un formulaire. On le garde court et on choisit les questions avec vous :

  • le domaine concerné, dans une liste qui reprend vos domaines affichés ;
  • la ville, et s’il y a une date d’audience ou un délai qui court ;
  • le moyen de rappel préféré, téléphone ou e-mail.

On évite d’y faire écrire tout le dossier. Une phrase sous le bouton précise que l’envoi du formulaire ne vaut pas mandat et qu’aucune pièce n’est à joindre à ce stade.

Si vous proposez des consultations en visio, le site peut les présenter avec leur durée, et renvoyer vers votre agenda en ligne ou la plateforme que vous utilisez déjà. Le paiement de la consultation, s’il se fait en ligne, arrive sur un compte au nom du cabinet.

Les mentions légales d’un site d’avocat

En plus des mentions de toute entreprise (dénomination, forme de la structure, siège, SIREN, directeur de la publication, hébergeur), la loi pour la confiance dans l’économie numérique demande à une profession réglementée d’indiquer son titre, l’organisme auprès duquel elle est inscrite et les règles professionnelles applicables. Pour un avocat, cela veut dire le barreau, un renvoi vers la loi de 1971 et le RIN, et pour les clients particuliers le médiateur de la consommation de la profession. On les rédige à partir de vos documents. Le reste, cookies et formulaire compris, est détaillé dans notre guide sur les obligations légales d’un site.

Un cabinet a-t-il vraiment besoin d’un site ?

Un avocat dont tous les dossiers viennent d’un réseau d’experts-comptables ou de confrères peut se contenter de l’annuaire de son barreau, d’une fiche Google à jour et d’un profil LinkedIn soigné. Le site devient utile quand vous voulez être trouvé par des particuliers ou des dirigeants qui ne vous connaissent pas, quand vous ouvrez un cabinet, ou quand vous voulez attirer un type de dossier précis. Pour la partie recherche locale, notre guide pour être trouvé sur Google explique ce qui compte vraiment.

Si votre cabinet a déjà un site daté, on peut le refaire en gardant son adresse. Et pour comprendre ce qui fait varier un devis, lisez notre page sur le prix d’un site internet.

À lire aussi

Les questions que posent les avocats.

Et pour le reste, les questions générales.

Un avocat a-t-il le droit d’avoir un site internet ?

Oui. L’article 10.5 du RIN encadre la publicité par internet. Il faut informer le conseil de l’ordre sans délai quand vous ouvrez le site ou le modifiez en profondeur, et lui communiquer les noms de domaine utilisés.

Puis-je prendre un nom de domaine comme avocat-divorce-paris.fr ?

Non. Le RIN interdit les noms de domaine qui évoquent de façon générique le titre d’avocat ou un domaine du droit. L’adresse doit comporter votre nom ou celui du cabinet, en entier ou en abrégé, avec ou sans le mot « avocat ».

Combien de domaines d’activité puis-je afficher sur mon site ?

Trois domaines d’activité dominants au plus, et ils doivent correspondre à une pratique effective et habituelle. Les spécialisations s’affichent à part, seulement si vous avez le certificat correspondant.

Dois-je afficher mes tarifs sur le site du cabinet ?

Le RIN ne vous y oblige pas. La convention d’honoraires écrite reste la règle avec chaque client. Expliquer sur le site vos modes de calcul (forfait, temps passé, honoraire de résultat) rassure les visiteurs, et vous choisissez d’y mettre un montant ou non.

Puis-je publier les décisions que j’ai obtenues ?

C’est un terrain délicat, à cause du secret professionnel et de l’interdiction de la publicité trompeuse. On ne met rien qui permette d’identifier un client ou une affaire, et on vous conseille de poser la question à votre ordre avant de publier un commentaire de décision.

Pouvez-vous refaire le site actuel de mon cabinet ?

Oui. On garde l’adresse et les pages qui sont bien placées dans Google, on redessine le reste, et vous voyez la maquette du nouveau site avant de recevoir le devis.

Pas de contrat de location : le site et son adresse sont à vous. Ensia est une société immatriculée, SIREN 999 529 159. Un doute ? Appelez le 07 56 93 64 33, on vous répond directement.

Commençons par le plan de votre site.

Le nom du cabinet nous suffit. On dessine la maquette, on la regarde ensemble au cabinet à Paris et en petite couronne, ou en visio ailleurs.

Ma maquette offerte